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Sunday, 5 January 2014

Nouvel An 2014

Une année de plus, un 31 décembre, un premier janvier un séjour d'une petite semaine avec nos amis pour joindre les plaisirs de visiter une région ensemble aux plaisir gastronomiques.

Cette fois-ci, c'était Roses à Girona au premier tiers de la Costa Brava.
Les gais lurons sont : Andrea et Joël (AJ), Patricia et François (PF), Chantal et Marc (CM), Josette et Jean-Claude (JJC), Evelyne et Antonio (moi) (EA).

Samedi 28 décembre
AJ et EA sommes partis en voiture, de Belgique, à deux heures du matin.
CM et JJC sont partis le même jour mais quelques heures plus tard depuis Charleroi pour atterrir à Barcelone
PF sont partis un jour plus tôt aussi en voiture.

AJ et EA logeons dans l'appartement de PF et CM et JJC ont loué l'appartement d'à côté.

L'organisation, sans être très compliquée demande tout de même un peu de coordination afin d'éviter le lancement d'actions inutiles ou en double et/ou de ne pas entamer d'autres, nécessaires.
Les couples volants, "volent" léger car nous avons pris en charge leurs bagages de "soute"
Pour la facilité aussi, nous n'avons pris qu'une seule voiture, en l'occurrence celle de AJ car de plus la notre est encore en réparation depuis l'accident du 30.11.2013.
Nous nous sommes relayés à la conduite Andrea, Joël et moi-même. Environ 400 kms chacun.
Mis à part PF qui sont arrivés un peu avant, l'arrivée des autres couples, à Roses, s'est faite presque de manière synchronisée, vers 16h30

Après l'installation dans nos appartements respectifs. Nous sommes partis faire les premières courses pour la "communauté"

Pour la facilité de la gestion je me suis proposé de gérer les cordons du tronc commun virtuel.
Je dis virtuel car au lieu de demander régulièrement aux membres de mettre la main à la bourse pour alimenter le porte-monnaie commun; ce qui à la fin peut être agaçant, je prends note des dépenses payées par chacun qui ensuite je repartis en fonction du groupe destinataire et qui déterminent qui est créditeur et qui est débiteur du tronc.
J'ai fait trois groupes : AJ et EA dont certaines dépenses liées à la voiture (péage, essence, etc.) ne concernent que nous; le groupe AJ, EA, CM, JJC pour tout ce qui concerne nous huit. et puis le groupe au total pour tout ce qui concerne l'ensemble.
Le tout est géré bien évidemment par un simple tableau Excel et quelques formules conditionnelles.

Lors des premières courses, il s'est très vite avéré qu'il n'était pas pratique d'y aller à dix. Néanmoins c'est une première prise de contact agréable. On a opté le plus souvent pour des produits locaux.

De toutes manières pour le premier soir nous avons décidé d'aller souper au restaurant afin de ne pas commencer à cuisiner et nettoyer après la journée de voyage.

Etant arrivés les premiers et connaissant mieux que nous le coin, PF s'étaient occupé de le réserver.

Le restaurant Las Palmeras qui à première vue semblait n'être qu'un snack de plage, s'est avéré avoir non seulement un choix assez diversifié de mets mais en plus d'une qualité remarquables allant du plateau de fruits de mer à la pizza, en passant par la "grillade mixte de poissons", "le suquet de peix", le magret de canard et j'en passe ...

Certainement, si vous venez à Roses, ne manquez pas d'y prévoir un repas, et je vous assure que je n'ai aucune commission ni quoi que ce soit et c'est même fort probable que je n'y retourne pas étant donné que mon point de chute est plutôt Palamós, mais quand un travail mérite d'être porté à l'honneur il faut le faire.

Dimanche 29 décembre
Le programme de ce jour était de visiter Roses et ses environs.

Nous avons démarré la journée par une petite promenade d'environ quatre kilomètres, histoire de repérer les lieux mais aussi d'acheter du pain frais pour le petit déjeuner.

Après le petit déjeuner où j'ai fait découvrir à certains de mes commensaux les délices du pain frotté à la tomate, pas n'importe quelle tomate, mais la tomate de "penjar", spéciale pour le frottage sur le pain avec de l'huile d'olive un peu de sel et l'une ou l'autre charcuterie du coin.


Roses un dimanche matin d'hiver, n'étant pas trop animé nous avons opté pour aller un peu vers l'intérieur et entamer quelques uns des points mis au catalogue.

Le soleil est de la partie.
Nous mettons le cap donc, vers le monastère de Sant Pere de Rodes où sans y entrer, nous avons parcouru les alentours nous offrant des vues imprenables sur le paysage de la Plaine de l'Alt Empordà, la descente vers la mer, Port de la Selva, Port Lligat, etc et même au loin quelques points remarquables du Baix Empordà tels que le château de Sante Catherine de Torroella de Montgri et les majestueux Pyrénées enneigés du côté du Canigou.
Nos sommes montés à l'ancien site de Sant Salvador qui nous offrait aussi une vision directe sur le golfe de Roses.

Afin de récompenser nos efforts en grimpette nous nous sommes retrouvés attablés à Peralada pour déguster quelques verres de cava local à un prix plus que raisonnable.

Sur le chemin de retour, nous nous sommes arrêtés à Castelló d'Empuries pour visiter le village.

J'ai téléphoné au restaurant El Roura Blanch, afin de voir si nous pouvions réaliser le point "Petit déjeuner à Monells". Comme je le craignais, il allait être fermé jusqu'à jeudi. Donc pas ce point pour le moment. Reste à voir si on peut l'intercaler et/ou l'jouter au programme d'un autre jour.

En fin de journée nous avons été jusqu'au bout de la jetée pour admirer entre autres un beau coucher de soleil.



Lundi 30 décembre
La journée ne démarrant pas par le petit déjeuner à Monells, nous l'avons pris à l'appartement.


Le programme d'aujourd'hui nous mène à Peratallada, Calella, et ses environs avec un passage par Palafrugell afin de nous arrêter au supermarché du vin "Grau".

Nous partons à deux voitures donc.
Le soleil étant devenu notre allié il est à nouveau avec nous, nous réchauffant de ses rayons magnifiques en cette fin de décembre.
Peratallada s'est avéré un choix plus que correct pour démarrer les villages médiévaux catalans.

Après Peratallada nous nous dirigeons vers Calella où nous entamons "el camí de Ronda" qui passant par la Platja del Canadell nous emmène au village marin des arcades d'une blancheur immaculée.
Notre idée était de nous désaltérer, malheureusement l'heure tardive pour un apéritif ne pardonne pas et toutes les tables étaient prises pour le service du déjeuner.
Assoiffés et un peu déçus, nous entamons un repli, après conciliabule, vers Palamós, où à priori devrait y avoir plus de choix mais aussi, parce que nous pourrons profiter pour aller à la poissonnerie du port faire les emplettes de poisson frais pour ce soir et éventuellement pour le réveillon.
Nous décidons donc de laisser tomber Llafranc et le Far de Sant Sebastià.

Arrivés à Palamós, nous nous garons près du port et nous attablons au Castellet, pour nous rafraichir.

La poissonnerie n'ouvrant qu'à seize heures trente, d'aucuns profitent pour faire un tour par ci, par là d'autres vont faire quelques courses; Joël et moi, restons fidèles au poste pour être sûrs de ne pas rater des affaires.
Nous achetons des gambas, des huitres, des homards, des coques (Vieiras), et je ne sais plus quoi. Malheureusement il semblerait que ce ne soit pas la saison de "sonsos" donc nous ne pourrons pas les faire gouter à nos amis.

Nous nous mettons en route pour chez Grau. Là nous achetons du vin pour la communauté mais profitons aussi de faire nos emplettes privées. Nous sommes ainsi sortis avec quelques 23 caisses de cava, une quinzaine de caisses de vin, et d'autres bouteilles en vrac donc trois de rhum "Diplomatico"

Etant donné qu'il commence à se faire tard et que nous devons faire encore des courses, nous décidons de les faire dans un supermarché de Palafrugell plutôt que de retourner à Roses et risquer d'arriver trop tard.
Nous arrivons à nos pénates passées vingt heures mais heureux de savoir que nos courses pour le nouvel an sont presque terminées.
Souper : Gambas et Vieiras à la plancha.

Mardi 31 décembre
Journée plus ou moins libre pour le groupe, ponctuée de quelques courses. Le point principal étant la préparation du réveillon.
Tout le monde, ou presque, s'est mis à l'ouvrage. Le plus dur étant d'éliminer les homards vivants. Je ne dirais pas que le vin coule à flots, mais tout de même en quantité suffisante pour nous faire perdre les scrupules et achever la sale besogne.

Le souper étant en bonne route nous partons tous nous changer et nous préparer pour la soirée. Nous revenons un peu plus tard pour lancer les hostilités avec le cava, les vins, et moult d'autres bonnes choses.


Les huîtres ont eu l'honneur d'ouvrir le chemin de nos papilles gustatives suivies d'un foie-gras poêlé sur lit de pomme cuite toastée et arrosée d'un coulis de porto à la pâte de coing. La suite se fait par un demi homard refroidi puis un autre demi homard chaud ayant baignée dans ses légumes.






Après les raisins de la bonne chance de minuit, nous avons entamé le dessert, des gâteaux de Can Joan (Palamós) et fini par un crémat suivi d'un pousse Diplomatico (Rhum Vénézuélien, d'une certaine renommée).

Peu à peu selon la fatigue les uns et les autres ont commencé à retourner vers leurs retranchements. Joël et moi avons joué au billard jusqu'à quatre heures et puis sommes partis aussi nous coucher.

Mercredi 1er Janvier
La journée s'est levée plus que radieuse. Nous émergeons peu à peu de notre état comateux, les "excès" de la veille, surtout concernant les breuvages, se font sentir.

Installés sur la terrasse des appartements nous paressons amorphes sous la tiédeur chauffante des rayons solaires. Il parait même que d'aucuns, dont probablement moi, avons participé au concert viennois de Nouvel An en poussant quelques ronronnements.

Il était prévu d'aller faire une promenade un peu plus soutenue qu'une simple sortie touristique, afin d'éliminer quelques calories, mais on est si bien sur la terrasse ….


Finalement nous prenons notre courage à deux mains et partons vers le point de départ d'un circuit le long de la côte qui en suivant les "chemins de ronde" GR, devrait nous permettre de nous éclater.
Partis à deux voitures, nous sommes parvenus à démarrer la marche à pied vers une heure de l'après-midi.
Nous avons vite enlevé nos blousons et engins pour nous protéger du froid étant donné la température ambiante qui doit voisiner les quinze degrés.



Nous n'avons pas de circuit fixe et nous nous disons que nous marcherons environ deux heures et demie et puis rebrousserons le chemin. Celui-ci, bien qu'agréable, par moments se montre quelque peu escarpé surtout dû au fait que nous ne sommes pas complètement équipés pour un terrain pareil.


Au but de deux heures et demie nous décidons, au lieu de rebrousser le chemin, de rejoindre la route qui devrait être à quelques mètres au dessus de nous et retourner ainsi nos voitures.
La route sinueuse tout en étant asphaltée s'avère assez raide nous menant jusqu'au sommet de la colline. D'en haut, nous voyons Roses et n'avons plus qu'à descendre, de l'autre coté, par une piste non asphaltée; jusqu'au niveau de la mer.

En tout et pour tout nous avons marché un peu moins de cinq heures.


Forts de notre entrain, nous avons enchainé par une partie de pétanque. Je dis partie pour dire quelque chose, c'était plutôt une joute verbale pour voir qui était capable d'enchaîner le plus de commentaires absurdes. Les boules de pétanque, n'étaient que le liant de la sauce.

Nous avons fini attablés au restaurant Las Palmeras pour deux sangrias nous désaltérant de  nos efforts.


Jeudi 2 janvier
Le programme étant ouvert, nous avons choisi de visiter Pals, Monells et faire quelques emplettes à La Bisbal.




Le parcours de Pals s'est fait encore une fois sous un soleil étonnamment radieux.
Pour les photos, c'était un peu difficile étant donné que le village est en pleine représentation nocturne des "pessebres vivents" Ce qui fait qu'il y a plein de décorations par-ci, par-là qui tout en n'étant pas dérangeantes, altèrent la vision originale des rues du village.
Les heures d'ouverture espagnoles nous obligent à nous adapter pour les emplettes.


Comme la plupart des magasins sont fermés, nous passons directement à Monells dont le tour est fait, malgré tout assez vite.

Arrivés à La Bisbal, nous nous arrêtons à l'Aigüeta pour entrer dans quelques boutiques typiques de céramique. Ne comptant rien acheter, je suis sorti quand-même avec une demi douzaine de bols pour le petit déjeuner.

J'avais l'intention d'acheter quelques Bisbalencs, gâteaux typiques de mon village. Malheureusement les magasins semblent être en congé. A Can Sans, rien n'est écrit, mais les étalages sont vides. A Can Font il y a un écriteau indiquant qu'ils sont fermés aujourd'hui. Il y a un autre magasin sur la place mais je préfère ne pas risquer de "déménager" le groupe pour rien.
Tant pis !
Nous avons bu un verre à l'Escut et puis sommes rentrés à Roses.

Vendredi 3 janvier.
Le matin était libre et chacun faisait ce qu'il lui plaisait. Nous nous sommes donnés rendez-vous à deux heures de l'après-midi à Cadaqués.

Evelyne et moi avons accompagné Andrea et Joël qui avaient quelques appartements à visiter. Cela nous permettait outre de les aider en cas de problème linguistique, de nous faire une idée de la situation du marché immobilier. Surtout du rapport prix situation géographique.

Arrivés à Cadaqués, sachant que probablement le reste de l'équipée n'était pas encore arrivée, nous avons commencé la visité avec l'intention de les attendre sur une terrasse en bord de mer.
Ils nous ont rejoint. Avons rebroussé le chemin par les ruelles typiques de la ville et repris le chemin de retour à l'appartement où nous avons fini par une partie de pétanque jusqu'à ce que le manque de visibilité nous oblige à arrêter.

Comme demain c'est la journée du retour, nous avons opté pour un souper au restaurant ce qui nous permet de commencer le rangement dans les appartements et nous évite de devoir cuisiner, salir, et relaver à nouveau des casseroles.
Pour le souper, cette fois-ci je me suis pris un "suquet de peix"

Les comptes vont bon train mais la répartition est juste et ne semble pas être trop onéreuse eu égard aux mets et liquides ingurgités.
En ce moment, pour les couples en voiture l'addition s'élève à quelque 626€ (313 par personne); pour les couples en avion(*) c'est 415€ (208/ personne), pour PF la somme s'élève à 388€ (194/ personne)

Il ne restera plus qu'à ajouter le petit déjeuner de demain et les péages et essence de la route.

Avant de me coucher j'ai déjà fait mes bagages. Il ne me restera plus qu'à ranger les affaires de toilette et le pyjama.

(*) bien évidemment je n'ai pas inclus ni le vol, ni la location de l'appartement, ni la location de la voiture. Ces frais sont intervenus dans leur sous-groupe avant même que nous décidions de quelle manière nous allions faire les comptes.

Samedi 4 janvier
Je me suis levé vers six heures du matin. En attendant que les autres émergent j'ai continué à taper le résumé de notre séjour.
Vers huit heures et demie, nous avons commencé à plier et ranger complément les affaires de sorte à pouvoir descendre les bagages à neuf heures.

Tout le monde a bien respecté le timing ce qui fait que nous sommes arrivés à la pâtisserie à l'heure prévue.
On a pris congé pour ainsi dire des saveurs catalanes. Je me suis pris une ficelle au jambon du pays et une autre au fromage. Cela va de soi toutes les deux frottées avec de la tomate et de l'huile. Ensuite une sorte de couque au chocolat, le tout accompagné d'un succulent "chocolata desfeta" (chocolat chaud)
PF n'étaient pas venus au petit déjeuner car il voulaient avancer avec le rangement et nettoyage de l'appartement. L'équipe volante a rendu les clés de l'appartement à l'agence.
Nous avons donc pris congé de Chantal, Josette, Marc et Jean-Claude. On se reverra sous peu pour un débriefing du séjour; une excuse comme une autre pour boire un petit verre ensemble.

Nous sommes retournés à l'appartement pour prendre congé aussi de François et Patricia qui restent encore un jour ou deux.
On s'est mis en route vers onze heures trente, quoique avant de prendre réellement le chemin du retour nous voulons passer par un supermarché. Je dois en effet acheter des biscuits (Maria Dorada) et du chocolat en poudre (Colacao) pour ma fille. On a profité pour mettre de l'essence et acheter aussi de quoi grignoter pendant le trajet.

Le chemin du retour n'a pas présenté d'autres problèmes qu'un peu de pluie et un bouchon à Lyon. Nous sommes arrivés à destination vers une heure du matin.



Wednesday, 2 January 2013

Bye bye 2012, Hello 2013


Une fois de plus, la bande de gais lurons s'est réunie pour fêter le passage de l'année "mourante" vers la naissance de la nouvelle année.
Le noyau de la bande, Andrea Joël, François, Patricia, Evelyne et moi, le reste de la bande variant selon l'endroit et l'engagement de tous et chacun.

Bien évidemment, cela ne se passe pas toujours de la même manière, mais cela revêt toujours une forme similaire d'organisation. Répartition de tâches et travail d'ensemble dans les heures précédant l'événement et les heures le suivant.

Ces dernières années on louait quelque part un gîte ou similaire et on y passait quelques jours ensemble ce qui soudait la relation mais augmentait aussi le volume des chairs. En effet on se nourrissait trop bien tous les jours. Les dernières en date  : semaine à La Panne, à la Baraque Fraiture, à Wissant (Côte d'Opale)

Cette année cela s'est passé chez Joël et Andrea et l'événement se limitait, en principe, à la soirée de nouvel an et à notre traditionnelle balade du premier janvier.

Joël et Andrea ont pris en charge la plupart des tâches : courses, préparation, aménagement des locaux, nous, et une partie des autres avons participé aux dernières touches et à la remise en ordre d'une partie des locaux.

Le début de soirée, se passait au rez-de-chaussée, la suite au premier étage, dans les appartements de Marina, pour se terminer à nouveau en bas.

J'avais hérité de la préparation de la bisque d'homard et du "cremat", breuvage catalan à base de café et rhum brun.

Pour l'élaboration de la bisque, referez vous à l'article précédent. Cela m'a pris environ cinq heures quoique si l'on ne devait compter que le temps strictement dédié à l'élaboration du mets, cela se chiffrerait probablement à la moitié.
Le partie féminine, disons de ma personnalité, qui me fait détester de ne faire qu'une chose à la fois, m'oblige au multitâche. Ainsi, pendant que je préparais la bisque, j'ai d'un côté entamé le nettoyage de l'appartement et d'un autre côte programmé l'enregistrement de quelques morceaux de musique passant en streaming vers des fichiers m4a (AAC)

L’évènement Nouvel an 2012 comporte aussi deux parties : la partie adultes, nous concernant mon épouse et moi et la partie jeunes concernant mes enfants Alba et Rodrigo à qui nous laissions la maison pour recevoir des amis et organiser leur fête. C'est déjà l'ixième fois qu'Alba organise des fêtes chez nous, toujours avec un nombre tout de même considérable de convives, allant de vingt à quarante jeunes, mais se résumant le plus souvent à une trentaine ce qui n'est pas négligeable du tout. D'autant plus que en étant jeunes ils n'ont pas nécessairement la même notion des limites ou de la capacité d'absorber du liquide.
Aussi, même si nous faisons entièrement confiance à nos enfants, on n'est jamais à l'abri d'un malheureux accident.
L'expérience de ces dernières années nous permet aussi de parer aux dérives déjà vécues. Faut dire aussi qu'en devenant des jeunes adultes, leur personnalité les rend plus responsables et mesurés et aussi plus participatifs à la remise en état des lieux, ce qui n'est pas négligeable.

Voici donc le récit des dernières heures de 2012 et les premières de 2013

Je rentrais donc de la mer ce matin de dernier jour de décembre, lorsque je reçois un sms de ma fille : "Papa, veux tu qu'on commence à dégager la salle à manger pour ce soir ?", à ce que j'ai répondu en vitesse que j'étais en route, qu'ils m'attendent, que j'arrivais dans une heure environ.

Du côté de notre soirée, je suis plus ou moins prêt, j'ai mes sept litres de bisque hermétiquement fermés dans la casserole à pression. Pour le cremat j'ai les caquelons en céramique et le camping gas ainsi qu'en prévision d'un doublé, j'ai une bouteille de Negrita, quelques bâtons de canelle et des grains de café. Pour le citron, le café et le sucre j'imagine qu'il y en aura assez chez Joël et Andrea.
Pour l'après soirée, j'ai nos sacs de couchage et nos tapis de sol et pour la promenade, nos bottes de randonnée, guêtres, gilet polaire; veste et chapeau tyrolien pour la pluie.

Concernant la soirée à la maison , nous avons commencé à dégager les plantes vers le garage. Les bibelots vers le bureau ainsi que toutes mes peintures et cadres non pendus.
Les décorations de Noël sont aussi passées à la trappe.
La salle à manger est ainsi dégagée au maximum.

Tous ceux qui restent dormir amènent en principe leurs sacs de couchage. L'expérience m'ayant appris à me méfier, j'ai mis de côté, pour ne pas dire cacher, nos autres sacs de couchage ainsi que les édredons. Ayant quelques sept à dix lits à la maison, nous avons une quantité non négligeable d'équipement de lit qui habituellement se trouve pas trop éloignée des mêmes, mais n'ayant pas envie qu'on les utilisé de manière abusive, sans housse ou que sais je, je me suis assuré de bien les mettre quelque part inaccessibles.

Nous allons partir vers 17:40, comme il est encore tôt, je donne un coup de main à Alba. Quelques unes de ses amies sont déjà là pour se préparer et mettre aussi la main à la pâte. Je suis rassuré que la partie friteuse est terminée pendant que j'étais à la maison car c'était une de mes craintes. Alba a frit ce qu'il fallait à l'avance et la mis dans le four à 30 degrés pour le maintenir au chaud. Tant pis pour la consommation; mais au moins un des risques d'accident est écarté.
Les filles se préparent, d'autres demandent ce qu'elles peuvent faire. Rodrigo et l'une ou l'autre des jeunes s'attèlent à la préparation de "lard-chèvre", d'autres voulaient commencer à préparer les toasts à ce que je leur ait demandé à quelle heure qu'ils comptaient les manger. M'ayant dit que vers 19:30 20:00, je leur ait conseillé de ne les préparer qu'une vingtaine de minutes à l'avance maximum; qu'autrement ils allaient se ramollir.
J'ai préparé pour Alba la mousse saumon fumé - crevettes; quelqu'un que je ne nommerai pas ayant "bouffé" le mascarpone que je réservais pour l'onctuosité de la préparation, je me suis débrouillé avec un yogourt  blanc. Le résultat n'est pas le même mais le goût des crevettes et saumon l'emportant fortement, on ne constate même pas qu'il y a du yogourt.

A chaque fois que je passe dans le hall je ne parviens pas à me faire à l'idée qu'ils vont boire toutes ces bières. Alba a acheté sept cassiers de Jupiler et il y en a déjà trois de plus amenés par quelques convives, ceci en plus des mousseux et cocktails qu'ils prévoient de faire.
Bon je leur fais confiance en espère dans le plus profond de moi qu'il n'y aura pas trop de dégats.

L'heure pour nous de partir est arrivée. Nous prenons congé des jeunes non sans leur dire que je ferais un tour dans la soirée, un peu pour leur faire comprendre que même si nous ne sommes pas là, nous pouvons arriver au moment le moins attendu. Je n'ai nullement pas l'attention de le faire mais, …. Je préfère laisser le doute planer .

En fait nous allons être à quelque sept kilomètres de chez nous.

Nous arrivons chez Joël et Andrea. Comme prévu nous sommes les premiers, ce qui m'arrange car je peux choisir le meilleur emplacement pour me garer.

Wow, ils ont complètement dégagé leur atelier pour l'aménager en bar dancing. L'effet est plus que frappant. On voit bien là la griffe d'Andrea et ses talents de décoratrice.
Je décharge nos affaires. En principe nous dormirons dans le salon, qui restera "inaccessible" pendant toute la soirée. On dépose donc nos affaires de couchage là.
La partie cremat je la dépose derrière le bar. La partie bisque, je la monte dans les appartements de Marina.
Là aussi cela a changé, une longue et agréable table pour vingt convives est dressée.

Après tout avoir déposé, nous commençons les préparations. Il est prévu de démarrer vers 19:30, il y a lieu de préparer donc les verrines de l'apéro. Deux convives sont déjà arrivés pour donner un coup de main aux préparations suivis de très peu de François et Patricia.

Nous mettons tous la main à la pâte et les dernières retouches avancent bon train. L'ambiance est bon enfant. Les restant des invités commence à arriver petit à petit. Il ne manque plus qu'une personne, Gerda qui sera un peu en retard. Nous lançons donc les hostilités.

Entre l'apéritif et ma bisque, il y a encore les Noix de Saint Jacques. Je mets quand-même déjà chauffer la soupe très doucement en m'obligeant de monter toutes les trois à cinq minutes pour touiller le tout.

L'apéritif était composé de quelques verrines diverses, des choux au foie-gras, variété de charcuterie et les classiques salés des apéritifs, nachos-chips, peanuts, etc. comme boisson, un mousseux agrémenté d'un fond de sirop.

Le menu agencé par Joël et Andrea nous fait rêver, en voici la composition.


Nous sommes montés à l'étage pour nous attabler et lancer les Noix de Saint Jacques. J'ai profité pour augmenter de deux/trois crans le réchauffement de la bisque. Comme je suis beaucoup plus près, je peux la surveiller de manière plus attentive. J'ai ajouté la garniture, le corail avec le beurre et un bon filet de cognac, non brulable qui laissera un plaisant arrière goût en bouche. La crème fraîche je ne l'ajouterai que quelques secondes avant de servir.











Pour le service des plats, comme ils sont composées en cuisine, il y a toujours une bonne flopée de volontaires. Par exemple, pour le foie-gras, l'un met la tranche de pain d'épice, l'autre la tranche de foie gras, un troisième le confit d'oignon, un quatrième le confit de mangue, ... le confit de coing et mousse de faisan, d'autres font le service à table.
François a hérité le service des vins. Il a assez de boulot à ouvrir et servir les vins. Mais on voit que cela lui plait.

Les Noix de Saint Jacques sont délicieuses. C"'est à mon tour de m'occuper de servir la bisque. Je calibre le volume et les invités, je vois que je peux mettre sans risque trois louches de soupe ce qui me permet de m'assurer que tous auront plus ou moins trois à quatre morceaux entiers. Si ce n'est pas avec la première, ni la deuxième, je pars à la pêche obligatoire à la troisième louchée.

Je suis content, elle a beaucoup plu. J'ai reçu plein de compliments. Cela fait plaisir. D'autant plus qu'à côté des talents de Joël et Andrea, je ne suis qu'un simple amateur.

Au foie gras il y en avait déjà qui calaient un peu. Je me suis dit, fourte!, avec tout ce qui manque encore ….

L'ambiance bat son plein, en voici un exemple : Nan-2012.m4a 

Lors du "Colonel", le sorbet (délice de mangue) à la vodka, j'ai un peu "abusé" du préposé à la vodka. A un moment je lui dis : "fais attention car à ce rythme il n'y en aura pas assez pour tout le monde".
Du coup il a un peu réduit le volume qu'il versait dans les verres. Puis comme j'étais des derniers à être servi et que, à la suite de mon commentaire, il en restait suffisamment de vodka, je lui dis : "Bon étant donné qu'il en reste assez, mets moi une bonne rasade". Et voilà l'art de la manipulation en douce. D'autant plus que c'était de la Vodka à la mange.

Au départ il était prévu une cuisse et un blanc de faisan par personne, mais étant donné que l'espace stomacal diminuait à grand pas, seulement le blanc a été servi. Connaissant la musique, je me suis dit que ce n'était pas perdu, qu'on l'aurait probablement demain après la promenade.

Le coup de minuit approchant à grand pas il a été décidé de faire une adaptation à la programmation du souper et faire passer les 12 coups de minuit avant les fromages et la fontaine de Madagascar.
Nous sommes donc redescendus au bar pour les "trinquâges" de rigueur et les échanges de bon souhaits.
La suite du repas a eu lieu au discothèque-bar-dancing.

Le fromages et la fontaine de chocolat se sont prolongés jusqu'à environ deux heures du matin. Entre temps c'était la danse et la "drinke" qui prévalait. Malgré que je ne devais pas conduire, je n'ai pas exagéré avec la boisson et ce n'était pas non plus une question de régime; car je m'étais dit que ce soir, je mettais tout "ça" de côté; qu'il fallait aussi se laisser vivre.
Depuis que la soirée à commencé, je crois que j'ai bu quatre verres de mousseux (Prosecco La Gioiosa) à l'apéritif, deux/trois verres de blanc (Chablis et Pinot Gris) pendant la première partie du repas, un verre voire deux de rouge (Petit Poujeaux Moulis) avec le faisan et deux mousseux (Brut rosé) sur les douze coups de minuit et un verre de Couffrant avec les fromages.

C'est mon tour d'entrer à nouveau en scène pour le Cremat. Nous nous étions mis d'accord à l'avance sur les outils et l'emplacement. J'ai donc installé le réchaud électrique sur une petite table au coin de la pièce et j'ai placé le caquelon en céramique dessus pour qu'il commence à chauffer. D'habitude j'ajoute le café et le rhum préchauffés, mais comme j'avais peur que cela ne prenne pas trop de temps j'ai versé le café pré-prépare tel quel en me disant que le réchaud allait l'amener à la température adéquate. J'ai ajouté les grains de café, les battons de cannelle et le sucre de canne tout en tournant pour que le réchauffement se fasse de manière homogène. J'ai ajouté la pelure de citron en direct et après avoir attendu un peu, j'ai ajouté une bouteille de rhum brun de Joël.
J'ai laissé chauffer un peu et lorsque je me suis décidé à faire flamber, cela ne prenait pas. Je me suis maudit de ne pas avoir suivi scrupuleusement mes principes de tout préchauffer. J'ai laissé encore un peu et au deuxième essai cela ne flambait toujours pas. J'ai donc décidé qu'il était temps d'agir et trouver le grand remède au grand contretemps. Je suis donc allé chercher ma bouteille de rhum en réserve. que j'ai mis bouillir dans un poêlon sur la taque de la cuisine. Tant pis, il y aurait le double de rhum que prévu, mais il fallait que cela flambe. Et puis, certainement qu'avec la flambée le reste du rhum se laisserait entrainer aussi.
Cela a bien marché. A l'approche de l'allumette la belle flamme bleue et la bonne odeur de l'alcool des caraïbes, qui part, flotte dans l'air. Evidemment comme il y a double ration de rhum, cela prend plus de temps que d'habitude à être à point. Le quart d'heure habituel est vite devenue presque une demi heure. J'ai goûté, j'ai laissé flamber encore un peu et puis je l'ai laissé s'éteindre. Il ne fallait pas non plus perdre tout l'alcool.
Les connaisseurs se sont manifestés les premiers. Les autres, se méfiant un peu, se sont approchés plus doucement en demandant en quoi consistait, etc. j'ai un peu forcé la main à deux récalcitrants qui n'osaient pas. A mon avis, m'ayant vu verser le rhum ils ont attrapé peur.
Mes amis sont vaccinés, ils connaissent mais les nouveaux venus un peu réticents au début, se sont laissés facilement convaincre. Tout le monde a apprécié finalement ce "café" spécial.
Il est vrai que moi je connais cela depuis mon plus jeune âge car c'est très traditionnel du côte de Palafrugell, Calella, Llafranch, Begur, Tamariu, Sa Riera, Palamós, bref toute la Costa Brava. Cela fait partie du folklore et de la culture locale, toujours lié aux "cantades d'havaneres" et parfois même en dehors.
En outre François quie s'amuse à présenter le breuvage comme une potion magique et m'introduire comme l'Antonionix de la Catalogne …. C'est encore tout juste si l'on ne s'attend à m'entendre faire des incantations magiques pour éloigner je ne sais quels mauvais esprits ...

Il est près de trois heures et demi. Je n'ai pas sommeil mais je suis fatigué physiquement. C'est vrai qu'on est restés un bon moment débout. Me connaissant, je n'ose pas trop m'approcher de la fontaine de chocolat. Au lieu de prendre quelques fruits et les tremper dans le chocolat coulant, j'ai préféré prendre quelques cuillerées de chocolat tout seul et les mettre dans mon bol vide de cremat et puis finalement j'ai craqué pour tremper deux des boudoirs de l'apéritif dans le chocolat. Probablement une sorte de parallélisme par rapport au subconscient de ma culture innée qui traditionnellement se nourrit de "churros con chocolate" aux petites heures d'un premier janvier.

Vers quatre heures et demie, ceux qui ne restaient pas dormir ont commencé tout doucement à partir. Comme deux des personnes qui allaient rester dormir, Vincent et Audrey, ont décidé finalement de rentrer quand même chez eux, qui n'est pas trop loin, nous avons hérité de leur chambre. On ne dormira donc pas dans le salon et nous ne devrons même pas devoir utiliser nos tapis de sol.
Nous sommes restés finalement à sept et vers cinq heures nous sommes allés nous coucher.
Ayant plu toute la soirée on pourrait s'imaginer que la promenade de midi était compromise … c'est mal nous connaître. La promenade restait bien prévue pour midi.

Comme nos sacs de couchage sont "jumellables" je les ai "collés" ensemble. Je crois que je me suis endormi presque instantanément après m'être mis en position horizontale.
Fidèle à ma nature, vers huit heures et demie j'étais déjà réveillé.
Je me suis levé en me disant que j'allais ranger un peu dans la cuisine en attendant que les autres émergent. Quelques minutes plus tard, Andrea, est apparue et en tandem on a terminé le rangement.
Il continue a pleuvoir, mais d'après la prévision météo cela devrait arrêter vers midi. Comme il n'est qu'onze heures on ne s'inquiète pas trop.

Le restant de la troupe commence à se manifester.
Pour le petit déjeuner on a décidé de liquider le chocolat restant dans la fontaine en l'allongeant d'un peu de lait pour le nettoyage de la même.
Aussi, nous nous sommes attaqués au restant des fromages. Nous sommes finalement six
Une partie de fêtards est passée pour s'acquitter du paiement.
Il faut dire que à chaque année je suis épaté du prix à payer par rapport aux mets consommés. La fête de cette année, ne revient qu'à 42 Euros par personne. Nulle part ailleurs on aurait eu ce prix pour tout ce que nous avons consommé, non seulement en quantité mais aussi en qualité.
Il est évident que le service et la cuisine nous les faisons nous-mêmes, que la décoration et aménagement des locaux est sans frais. Aussi, cette année il n'y avait pas de location à payer.
N'empêche que c'est un plus que raisonnable. Merci Joël et Andrea pour tout le capital de votre temps que vous nous offrez !!!
Fidèle à la prévision, la pluie s'est arrêtée et quelques rayons de soleil pointent le nez derrière les nuages qui s'éloignent. Nous nous équipons en conséquence et entamons notre promenade. Finalement nous avons quitté la maison vers 13h15. J'étrenne mes nouvelles bottes, reçues à Noël. Il était temps, j'étais sans chaussure depuis environ deux ans, lorsque la semelle de mes bonnes bottes avait lâché se fendant en longueur. Pour les quelques sorties que nous avons fait entre temps j'utilisais ce que j'appelle mes bottes soft, celles utilisées pour la traversée du désert en Tunisie; qui sont bien mais que dès qu'il y a un peu d'humidité ne sont pas fiables.

Etant donné la quantité de pluie tombée pendant toute la nuit et la matinée, cela aurait été du masochisme que de s'aventurer dans la forêt.
Nous avons décidé donc de descendre au canal.

Nous sommes rentrés vers quinze heures. En fonction de la vitesse et du temps, je calcule que nous avons parcouru quelque huit kilomètres.

Comme supposé, nous n'allions pas laisser périmer le non consommé. François et Patricia doivent aller voir de la famille. Nous nous sommes mis d'accord pour qu'ils reviennent vers 18 heures et souper à nouveau ensemble à nous six.
Pour notre part, Evelyne et moi, avons décidé de ne pas rentrer à la maison pour laisser Alba et Rodrigo terminer leur rangement à l'aise. D'après les textes échangés en cours de soirée et matinée, tout semble s'être déroulé très bien. Avec une très bonne ambiance et participation de tous. Il n'y a eu qu'une seule casse à déplorer et c'est vrai qu'après qu'Alba me l'ait annoncé c'était prévisible et on aurait dû y penser : Une cruche à eau en céramique qui se trouve sur le passage ... C'est des choses qui arrivent. L'été prochain quand on sera en vacances à Palamós on fera un tour par La Bisbal pour en acheter une autre.

A dix-huit heures on a repris les mêmes ingrédients et on a recommencé. A peu près le même repas de la veille sauf la Noix de Saint Jaques et le fait qu'on avait les cuisses des faisans au lieu des blancs.

Pendant le souper on a déjà décidé que dans 364 jours ce sera du chevreuil qu'on aura ….

Nous nous sommes quittés finalement vers 21h30

Chez nous tout est presque rentré dans l'ordre. Il faudra simplement replacer les plantes et un peu tout à notre manière, mais tout est impeccable. Nous avons félicité Alba et Rodrigo pour la bonne gestion de l’évènement en leur commentant que c'était des fins comme ça qui permettaient d'autres commencements.

L'année est bien démarrée.

Sunday, 30 December 2012

Bisque de Homard



Dire qu'au départ c'était Evelyne, mon épouse, qui avait commencé à faire la Bisque, et puis petit à petit c'est devenu un peu "ma" soupe.

Lors que nous recevons, nous avons l'habitude de partager les plats, l'un fait l'entrée, l'autre le consistant, l'apéritif, le dessert, … En fonction du nombre d'invités nous imaginons soit de mets à préparer à l'avance soit du "direct".


Ce Noël nous étions quatorze à table ce qui demandait quelque chose de "préparable" à l'avance.

Le menu de cette année fut :
  • Zakouskis à l'apéro avec du Cava de Perelada
  • Bisque de Homard
  • Ragoût de renne
  • Bûche glacée
  • Café / Thé et pousse-café.
Pour le nouvel an nous nous réunissons comme ces dernières années avec nos amis afin de congédier l'année et recevoir la nouvelle comme il se doit.
Dans le partage des tâches il m'a été demandé de préparer la Bisque de Homard et le "cremat"

En général on la prépare ensemble, mais cette fois-ci j'ai dû m'absenter ce qui m'a obligé de travailler en solo.

Ayant eu l'idée de poster une photo des ingrédients sur FB, j'ai été épaté du bon accueil de l'initiative au point qu'à la demande de certains de mes amis, je me suis décidé à "publier" la recette que j'utilise. Je n'ose pas l'appeler "ma" recette car initialement on a dû la trouver quelque part, quoique aujourd'hui, à force de l'adapter elle ne correspond plus tout à fait à l'original.

Donc, trêve de bavardage. Ci-dessous la recette avec quelques commentaires et conseils de mon cru.

INGREDIENTS pour six personnes :

1            petit homard vivant ou 3 morts (1 gros, 1 moyen, 1 petit)
250g      de beurre
4            carottes
2            oignon
1/2         cœur de céleri
2            petites branches de thym
2            éclats de feuille de laurier
1            bouteille de vin blanc sec
2            petits verres de cognac
4litres    de fumet de poisson
250g      de crème fraîche
150g      de riz
1            grosse poignée de persil
1            pincée de poivre de Cayenne
400g      de tomates (à ajouter avec le riz)
              sel et poivre
24          scampis (cuits ou crus)

Que peut on boire avec la bisque ? : Un champagne brut - un vin rouge de champagne

PREPARATION

  • Préparez d'office au moins trois litres de fumet (six cubes de concentré de poisson : Liebig, Avecrem, Knorr, …)
  • Dégagez la queue du homard; coupez-la en tronçons; fendez le coffre (la tête) et retirez-en le corail; cassez les pinces[1].
  • Lavez les légumes et coupez en petits dés les éléments de la "mirepoix" (carottes, oignons, céleris);
  • Pelez les tomates[2] et coupez-les en morceaux.
  • Mettez une cuillerée à soupe de beurre dans une casserole et ajoutez-y les petits dés de légumes (pas les tomates) pour les y faire fondre; ajoutez également le thym[3], le laurier[4] et le persil.
  • Ajoutez les tronçons de homard, faites-les sauter jusqu'à ce qu'ils soient devenus rouges; ajoutez le cognac[5]; approchez une allumette, flambez[6] en inclinant le récipient pour faire brûler entièrement l'alcool; ajoutez le vin blanc, puis laissez réduire (évaporer) d'un peu plus de moitié.
  • Ajoutez alors deux verres de fumet de poisson et laissez cuire 10 minutes.
  • Retirez les morceaux de homard (pas quand il a été acheté cuit)[7].
  • Ajoutez à la sauce 1 litre de fumet de poisson, puis le riz et les tomates; laissez bien cuire (20 minutes environ).
  • Pendant ce temps mettez de côté un morceau de homard que vous réserverez pour la garniture; décortiquez le reste des chairs que vous ajouterez à la préparation précédente.
  • Retirez le thym et le laurier; passez le bouillon, riz, tomates et chair de homard au moulin à légumes ou au mixer.
  • Mélangez la purée obtenue avec le reste du fumet; portez à ébullition.

SERVICE

  • Ajoutez la crème fraîche, rectifiez l'assaisonnement, et relevez d'une pincée de poivre de Cayenne[8].
  • Passez le corail du homard et le beurre au mixer[9] (au moment de servir, liez rapidement la bisque avec cette purée)
  • Coupez en petits dés la chair de homard mise de côte; versez la bisque dans la soupière, ajoutez-y les dés de homard[10].
  • Servez très chaud. vous pouvez présenter en même temps une saucière de crème fraîche.

Petits conseils
  • Pour réussir vraiment la bisque, le fumet de poisson est indispensable; cela complique la préparation mais vous pouvez faire plus de fumet qu'il n'est nécessaire[11] pour la bisque et utiliser le reste de fumet pour une autre recette.
  • Quand on fait bouillir le fumet, y ajouter aussi quelques carapaces. Cela donne du goût. Ensuite retirer les carapaces et les jeter.
Ingredients
Le fumet, le mirepoix et la chair d'homard 



ajout de la chair d'homard
Le corail mélangé au beurre


Après flambage
Après mixage


Garniture à ajouter à la fin







[1]      Ajouter toutes les carapaces au fumet, cela donne du goût.
[2]      Au début j'utilisais de tomates fraîches et suivais la recette au pied de la lettre, aujourd'hui je prends de bonnes tomates en boite. C'est tout aussi bon et cela donne moins de travail.
[3]      Je conseille de faire tomber les petites feuilles de thym des branches de sorte à ne pas devoir pêcher plus tard les branches.
[4]      Comptez les feuilles de laurier que vous mettez. Ce sera plus facile lors du repêchage
[5]      Je n'ai jamais respecté les deux petits verres de cognac, j'en mets un peu plus de toute manières une partie sera flambée et l'autre dissoute dans le volume du reste.
[6]      Attention !!!, si vous êtes en dessous de la hôte, éteignez-la ou écartez vous pendant le flambage, ce serait dommage de mettre le feu à la maison.
[7]      Même s'il a été acheté cuit je retire les gros morceaux
[8]      C'est le plus délicat, car on peut tout gâcher. Y aller progressivement. Ajouter un peu de poivre de Cayenne, goûter, et en ajouter encore si nécessaire et ainsi de suite jusqu'à ce que l'on sente l'arrière goût sans que cela ne soit pas dérangeant. En cas de besoin ajouter plus de crème fraiche pour atténuer le goût du poivre.
[9]      Personnellement je le mélange avec une fourchette. La quantité n'étant pas énorme, la plupart reste collée dans les lames du mixer et on passe plus de temps à décoller qu'à vite écraser avec la fourchette.
[10]    Pour être sûr qu'il y a des morceaux dans la soupe, j'ajoute une vingtaine de scampis. S'ils sont achetés cuits, je les décortique et les ajoute deux minutes avant la fin de cuisson. S'ils sont crus, je les cuis dans le fumet pour y donner en plus le goût de scampis, puis je les décortique et je les ajoute aussi deux minutes avant la fin de cuisson.
[11]    Très intéressant surtout lorsqu'on a été un peu avare en fumet initialement et que le riz a bu tout le liquide. Aussi lorsque la bisque n'est pas consommée, le lendemain elle a tendance à s'épaissir; donc c'est toujours bon d'avoir un peut de fumet en réserve. 

Saturday, 1 January 2011

Première promenade de l’année

Nous avons passé la Saint Silvestre avec des amis à la Baraque Fraiture, dans les Ardennes.

Un groupe de treize personnes dont plus de la moitié nous connaissons depuis des longues années. En gros nous sommes plus ou moins les mêmes qui avions fêté l’année dernière, ou du moins le noyau.
Ce qui est agréable ce que tout en étant ensemble, mis à part les moments forts des préparations des mets et tâches communes, chacun vaque à ce qu’il veut sans aucune obligation de faire quoique ce soit contre son gré.

Ce premier janvier 2011, ceux qui ont voulu aller skier sont partis vers les pistes. Ceux qui ont voulu aller promener sont partis sur les sentiers.
Je fais partie de ces derniers car n’ayant jamais skié, je ne tiens pas à me faire une entorse bêtement pour vouloir essayer un « nouveau » sport que je risque de ne pas pratiquer par après. Donc, je suis du groupe de promeneurs.

Bien qu’ayant pris mes cartes IGN, je leur fais une confiance relative car avec toute cette couche de neige, couvrant tout, mes repères habituelles ne sont pas toujours visibles. De toutes manières nous ne nous éloignons pas trop. C’est pourquoi je catalogue la sortie de promenade et non de randonnée.
Le GPS est plus fiable quoique de temps en temps lorsque nous quittons les aires à découvert et passons à travers d’une forêt, la couche de branches et de neige au dessus de nous rendent difficile la connexion avec les satellites.
En outre, je dois prendre avec des piles de rechange que je mets au chaud, car si habituellement, en temps normal je devrais pouvoir tenir une bonne journée, avec ce froid, les piles ont une durée de vie d’environ deux heures, si on n’est pas prévenant.

Le paysage est magnifique. Pour la facilité de la marche le mieux est de suivre les sentiers laissés par les skieurs de fond car la neige ayant été tassée par leur passage nous permet d’avancer sans difficulté. Dès que nous nous écartons de leur trace, non seulement nous ne voyons pas très bien où nous mettons nos semelles, mais en outre, le plus souvent, nous nous enfonçons jusqu’à presque le genoux.
Mis à part donc le fait que nous devons nous écarter de temps en temps pour laisser passer l’un ou l’autre amateur de glisse, le bol d’air est formidable.

Pour ce qui est de l’organisation des repas, la formule appliquée les années précédentes tient toujours. Chacun y va de ce qu’il sait ou peut faire les autres y prêtant leurs mains pour les tâches de préparation. Le gros des repas est assuré par Joël et Andrea, nous y participons avec l’une ou l’autre préparation comme par exemple la « Bisque de homard » et le « Cremat », Erika nous a-t-elle régalés pour sa part avec un bon couscous.

Le menu de cette année, vu l’expérience de l’année dernière, a été réduit d’un peu de lourdeur.

* Apéritif avec des amuse-gueules light
* Foie Gras sur lit de pain d’épice nappé de chocolat fondant au cognac
* Bisque de homard traditionnelle
* Waterzooi de homard à la Joëlienne
* No dessert
* Raisins de la chance aux douze coups de minuit

* Cremat à la catalane

Le tout accompagné de vins, champagnes, cavas et autres

L’animation principale de la soirée a été le karaoké préparé par Sarah et Jonathan.
Dans mon rôle, choisi par moi-même, de « reporter », je n’ai pu que constater l’adaptation des styles et variations de voix au fur et à mesure que la soirée avançait et que le volume de boisson ingurgitée augmentait.

Par sympathie pour les « artistes » et afin d’éviter un éventuel problème de droits de diffusion je ne publierai aucun des clips pris pendant la séance. Ils resteront en tirage limité et privatif.


Nous nous sommes couchés vers trois heures.