Wednesday, 2 April 2008

Teenagerism

This article should have been posted probably in the family part since it concerns my daughter. Nevertheless, I have put it here just to end the entry point concerning my mother.

A week ago, my daughter was sad because a boy had asked her if she wanted to go out with him and she had said “no” to him. She was sad because she was concerned about the sadness she could have caused to him. However, she had very clear in her mind that she could not say “yes” just not to make him sad. She told me that she knew how much that hurts.
I have taken her in my arms and told her that I was proud of her. That she had to take that as a life lesson, …..

That makes me realise how quick time flies. “Yesterday” she was just watching Walt Disney films, Today she acts, from her fourteen years, in a real mature way.

She is sincerely sensitive I hope her friends appreciate it and do not take advantage of it.

Thanks Alba. Be yourself.

Saturday, 8 March 2008

07.03.2008 : Au revoir Maman

Chère Maman,

T’es partie à l’au-delà. Ton tour est arrivé. Etais-tu assez âgée pour être appelée ? Avais tu vécu tout ce qui était à vivre ? La vie aurait pu te gâter mieux. Malgré tout, tu ne t’es jamais plaint.
Bien sûr, lorsque tu as souffert de la douleur physique tu t’es plaint, comme tout le monde, mais tu n’as jamais crié à l’injustice de la vie que tu as dû vivre. Certes, elle aurait pu être pire, mais, ne méritais-tu pas une vie meilleure ?

Sans le vouloir expressément, je passe en revue des moments de mon enfance. Ce sont des flashes, des instantanées. Rien qu’à les évoquer j’ai la gorge qui se noue et les larmes me viennent aux yeux.
Oui, je pleure. Qui a dit que les hommes ne pleurent pas ?

J’ai six ou sept ans. Tu fais un gâteau quatre quarts. A la maison on ne connaît point de batteur. C’est moi le préposé à battre les blancs en neige avec une fourchette et mon enthousiasme infantile.
Je me régale déjà, lorsque le tout sera mélangé, de pouvoir racler le fond du récipient.
Le goût un peu sablonneux et piquant de la levure. Heureusement qu’à l’époque on ne connaissait pas non plus les lèche plats.

Tu es assise à la terrasse avec tes sœurs ou les voisines. Vous cousez, vous tricotez. Il fait chaud, nous, enfants, en tenue légère, jouons avec nos minuscules figurines, deux chevaux en plastique, un indien et un éclaireur suffissent pour recréer le western américain avec une imagination débordante.. Vous écoutez « la novela : Simplemente María», le roman radiophonique.
Puis le « consultorio de la Sra. Francis » sorte d’émission de consultation psychologique et médicale où toute sorte de conseils sont demandés et donnés.
A la suite, pendant, ou avant vient l’espace musical avec des chanteurs de l’époque : Nino Bravo, Camilo Sexto, Junior, Juan Pardo, Karina, Mari Trini, etc.
Que d’après midis se sont passés ainsi. Le goûter, une simple tartine avec un peu de margarine « Tulipan » ou un morceau de chocolat coupé en petits bouts avec autant de morceaux de pain pour s’assurer que le chocolat ne disparaisse pas avant le pain.

Combien de fois ne m’as-tu pas demandé d’aller faire un course ou autre. Parfois je râlais parce que justement j’étais à un bon moment de mon jeux. Je suis sur que si tu avais pu tu m’aurais laissé jouer et tu serais allée toi-même. Hélas, la nature t’avait condamnée dès ton plus jeune âge avec la polio.

A force de voir sa mère plus âgée que soi, on oublie qu’elle a, un jour, été jeune. Qu’elle a eu aussi ses inquiétudes, ses expériences, sa vie.

Je n’ai pas eu l’occasion de te le dire, mais j’ai réussi a trouver le livre « d’Andalousie à La Bisbal ».
Lorsque je lis des passages, les récits me font penser à toi. Tu en faisais partie. Quitter ton village Cuevas Bajas, avec tes parents, frères et sœurs à la recherche d’un monde meilleur. Le travail la bas, quand il y en avait, c’était dur pour très peu de solde. Ici pour la plupart de femmes c’était aller servir (bonne à tout faire) dans des familles d’un certain standing. Les hommes c’était le plus souvent l’usine.
Le barrage de la langue, le choc des cultures, le gris des maisons par rapport au blanc d’Andalousie.
Vous vous en êtes accommodés.
J’imagine qu’au début vous vous êtes retrouvés dans de sorte de ghettos (sans connotation péjorative). Probablement vous avez souffert aussi d’un peu de xénophobie. Peu à peu, nous, les enfants avons commencé à faire le lien des cultures. Les enfants qui jouent dans la rue, ne sont pas regardants à la langue. Ils jouent, c’est tout.

Après tant de jours d’hôpital tu sentais arriver ton heure. Tu n’as jamais été dupe même lorsque nous avons fait semblant que tout allait bien, tout en sachant le déclin qui s’annonçait.
Pour toi, le fait que je sois là annonçait que l’affaire était grave. Tu as fait semblant de croire que j’étais venu pour alléger la charge de mes sœurs. Que la doctoresse te laisse manger ce que tu souhaitais était aussi un signe révélateur de la situation, le dernier plaisir accordé au condamné.
Aussi lorsque tu m’as demandé combien de jours le docteur te donnait encore, montrait que tu étais très lucide. Une manière à toi de nous dire gentiment qu’on ne t’avait pas, malgré tout, fait marcher.
D’ailleurs ce Noël tu insistais plus particulièrement à ce que l’on fasse une photo tous ensemble car cela pouvait en être la dernière.

Je suis triste mais malgré tout je suis soulagé de savoir que tu ne souffres plus.

Je garderai en souvenir l'étincelle dans tes yeux et ton sourire radieux lorsque ne m’attendant pas je suis apparu sur le pas de la porte, mardi passé. Sans doute tu n’espérais plus me voir.
Malgré ton état tu comprenais et acceptais très bien que je sois en Belgique. En janvier tu m'as dit toi même de rentrer, que mes enfants avaient besoin de moi.

Te tenir la main lorsque par moments tu paniquais, te tenir compagnie et veiller ton sommeil m’ont permis de t’accompagner, de partager une partie de tes derniers moments.

Tu pars, tu es partie. Certes, je ne te reverrai plus jamais. Ce sera un vide auquel il faudra s’habituer. Pour ton dernier voyage tu n'as point besoin de quoi que ce soit. Tu peux partir légère, âme en paix, car tu as été un modèle de courage et discrétion.
Sache que je suis fier d’avoir été ton fils et je te remercie de m’avoir élevé comme je l’ai été.
Au revoir Maman.

Je profite de cette petite fenêtre sur le monde pour remercier tous ceux qui m’ont fait parvenir des mots d’encouragement, de soutien.
Avant de faire le pas, de faire circuler la nouvelle, je me demandais qu’elle en était l’utilité finale de ce geste et si nous ne le faisions que parce que cela avait toujours été ainsi.
Aujourd’hui je mesure et comprends mieux la portée de l’action car, savoir, recevoir ces mots de réconfort de ses connaissances, de nos connaissances, de nos amis me font sentir moins seul face à cette situation irréversible.

Merci de tout coeur pour votre soutien.

Antonio

Wednesday, 20 February 2008

Korean pen friend from 1974 to 1980

Spring is coming. Not yet visible but the calendar is there and as more and more usual in spring, we make some renovations at home.
For the moment we are only preparing the place.

Last year was the painting of the rear part of the house. This year will be renewing the office and refreshing the main entrance walls and ceiling.

For that purpose we are selecting and tiding all the belongings that are in the office. I have already put away more than fifty outdated software manuals as well as probably some hundred original old programs still stored in floppies.
Sometimes it is difficult to throw away some documents, papers, objects that wear some sentimental aura. In the other hand, there are plenty of useless gadgets and objects that I can very easily put away.

I have not yet started checking inside the cupboards. I have some idea about what I am going to find there. Plenty of things, that are there, since we moved here, some seventeen years ago. Most of them I know will go directly to the bin, others will hopefully get another place somewhere in the house.

What takes most of the energy are de documents, and the books. I try to keep them in some logical structure.
First I must pack and put them in a temporary place (buffer) because they must come back to the office again when the renovation works are finished.

Selecting papers and documents from a very old cardboard box has let me to a wonderful finding.
I have found (I knew they were somewhere at home) some material from my childhood, and teenage era. A drawing book from 1968 I wasn't 11 years old yet and some other drawings done a few years later. Some of these draws, have been aready published in the artistic branch of this blog.

I have also found several letters from one of my pen-friends (1974-1980) My friend Cha Hee Soog, a Korean girl who gave me the desire to learn English.
From 1974 to 1977 every letter I got from her, had to be read word by word with a dictionary. Then, making abstraction of any grammar and taking in account only the words I had to try to catch the meaning of her letter. That was the easiest part of the business. The most difficult was to write to her.
I must admit that for this second phase I basically required the service of someone having more knowledge than me of the English language.

We broke our pen relation when I got married. I do not really know why because even Evelyne, my wife, wrote her some letters in our early years of couple.

I would like to be able to get in touch again with her. I know my blog isn't so international that I could expect to find her but, who knows ?

Her name is/was CHA HEE SOOG, she used to live in :
590-9 5-ban 23-tong
Poong-Hyang-Dong, Kwang-joo
Jeon Nam 500

Today she must be 48 years old.

Some thirty years later, I miss her letters.

Wednesday, 23 January 2008

D'Andalusia a La Bisbal ....

Ma mère est à nouveau malade.

Ce Noël passé, lorsque nous étions en Espagne elle ne se sentait déjà pas très bien.

Le 31 décembre sa respiration était très chargée. Finalement deux jours après mes sœurs on dû faire appel à l’ambulance pour qu’elle soit conduite à l’hôpital.

Lorsque nous sommes rentrés en Belgique elle y était toujours. Cela allait mieux, elle se rétablissait de son rhume et tout rentrait dans l’ordre.

Il y a deux jours ma sœur m’a fait savoir que ma mère avait été hospitalisée à nouveau et que cette fois c’était un peu plus grave. Elle avait mal par tout, mais surtout au dos.

Le plus compliqué c’est qu’à cause des médicaments qu’elle doit prendre pour son cœur, elle ne peut pas prendre n’importe quel calmant. Tout doit être bien réfléchir afin d’éviter des effets secondaires ou pires que le mal à l’origine.

Quand je pense à elle j’ai une montée de tendresse. Ma mère ne se plaint jamais, elle est discrète. Elle est presque gênée de déranger. Jamais, depuis les cinquante ans que je la connais ne s’est elle plaint et pourtant, tout n’a pas toujours été rose dans sa vie.

Obligée de migrer de son Andalousie, dans sa jeunesse, pour la Catalogne dans les années cinquante, tellement la pauvreté était insoutenable dans le sud de l’Espagne. Arriver en Catalogne, dans un « pays », certes accueillant mais où les gens parlaient une autre langue, où le mode de vie était quelque peu différent du sud, où la Tramontane montre se dents glacées de temps en temps, où il fallait refaire ses liens, prendre ses repères, etc..

Elle est née à Cuevas Bajas (Malaga) petit village sur les bords du fleuve Genil, à environ septante kilomètres de Malaga et une trentaine de Antequera (ville natale de mon père). Le village compte aujourd’hui environ 1.600 habitants, j’imagine qu’à l’époque de l’exode il devait y en avoir encore moins ou, peut-être plus, qui sait ?

Elle a connu mon père en Catalogne, car lui aussi avait émigré de son Antequera natale. Je peux écrire ces quelques lignes grâce à leur rencontre.
En parcourant une jour des sites sur Internet, à la recherche des images de ma ville, La Bisbal d’Empordà, je suis tombé sur un site qui ma touché profondément, car il m’a permis d’entrevoir, non seulement quelques photos de la Bisbal des années cinquante mais aussi de lire les récits de quelques uns de ces émigrés qui cinquante ans plus tard racontent leurs impressions de l’époque. Malheureusement le site n’existe plus. C’est dommage car il montrait un pan poignant de l’histoire de ces gens, qui comme mes parents avaient quitté leurs racines. Je regrette aujourd’hui de ne pas avoir extrait quelques textes .

Tuesday, 15 January 2008

Résolutions pour l'année

Cela fait déjà plusieurs jours que j’ai envie d’écrire mon premier blog de 2008. Je ne parviens pas a trouver suffisamment de temps pour m’y mettre.
Typiquement un premier texte de l’année porte plus que sur le bilan de l’année précédente sur les résolutions prises pour s’améliorer.
Et bien, je n’échappe pas à la tradition. J’ai moi aussi pris des résolutions Certaines qui seront plus faciles que d’autres à accomplir que d’autres en voici la liste :
  • M’organiser encore mieux afin de ne pas avoir l’impression de perdre du temps.

  • Lire au moins quelques articles en català. Afin de rompre la barrière qui m’empêche d’écrire dans cette langue. En effet je la lis, je la parle, mais je fais tellement de fautes d’orthographe que je n’ose pas écrire.

  • Continuer coûte que coûte avec l’anglais. Trouver le moyen de pouvoir y dédier au moins une demi heure par jour

  • Dans le cadre de l’organisation tu temps allouer au moins de dix à quinze minutes de temps par jour ouvrable pour revoir l’espagnol avec Rodrigo.

  • Avancer dans la rédaction des articles du blog qui sont à la traîne : Poésie, chansons, souvenirs d’enfance.

  • Tâcher de diversifier les langues utilisées dans la rédaction des blogs afin que d’autres personnes puissent y trouver leur plaisir à les lire.

  • ……

La première étape consiste en faire le planning d’emploi du temps.
Pour ce faire j’ai préparé un tableau pour la semaine qui prend tous les jours dans les colonnes et les heures dans les lignes.

Je démarre la journée à cinq heures et la termine à minuit : de minuit à cinq heures je suis sensé dormir même si ce n’est pas toujours le cas.

J’ai déjà pu identifier le temps officiel de travail.. C’est assez facile étant donné qu’avec l’introduction du Flexitime traduire «temps rigide» je ne peux plus travailler en roue libre comme je faisais avant. Je dois absolument être sur place environ 160 heures par mois. Fini donc les réflexions dans le train, le soir à la maison etc. ou alors elles devront être compensées par une présence non active sur place.
Bref, trajet compris en général tous les jours de six heures à quinze ou seize heures c’est réservé au gagne-pain.

Tous les jours ouvrables de dix-sept heures à dix-huit trente c’est dédié aux enfants et leurs leçons, devoirs, questions, etc.

Deux soirs par semaine dédier deux heures à des travaux pour la maison. : terminer la bibliothèque dans le grenier ; rafraîchir le bureau ; préparer la nouvelle chambre de Rodrigo ; etc.

Puis, en fonction des activités du soir : danse, aquarelle, sauna, réunions, etc. trouver des moments pour lire, étudier, dessiner, écrire, jouer de la guitare.

Tuesday, 27 November 2007

La Bisbal : 1957 Party














Que puis je dire de la fête qu’eut lieu ce samedi, 24 novembre 2007, pour les cinquantenaires de la Bisbal et environs ?
Je me suis déplacé, expressément, en voiture de Belgique à mon village pour cet événement.
J’avais été prévenu et en quelque sorte invité au mois de mai, quand Marina me l’avait annoncé.
Je savais que j’aimerais mais j’étais loin de me douter de l’émotion du moment. Je pense que quiconque ne la pas vécu ne peut pas comprendre la sensation et en plus c’est très difficile a expliquer d’autant plus que tout le monde ne la ressent de la même manière ou avec la même intensité.

Moi de par mon caractère sentimental, oui, c’est bizarre hein(1) ?, je l’ai v écu d’une manière spécialement forte. Il faut dire aussi que le fait de résider depuis plus de vingt-sept ans hors de la Bisbal fait qu’il y ait un grand nombre de personnes que je n’avais plus vu depuis 1979.

(1) Dans mon environnement de travail j’ai une réputation de sévère, intransigeant, tranchant. En fait, ce n’est pas une réputation, je crois réellement que je suis souvent assez sec. Je n’aime pas les fioritures et m’attaque directement à l’essence des situations.

Je vais essayer de décrire ici l’événement ainsi que mes états d’âme du moment.

Nous avions rendez-vous à neuf heures du soir à l'ex-cinéma « Mundial ». Faut dire que dans notre jeunesse il y avait trois cinémas à La Bisbal et deux discothèques des quels/quelles il ne reste presque plus rien.
Une discothèque et un des cinémas sont devenus des supermarchés. Un autre cinéma est à l’abandon. De l’autre discothèque il ne reste que le bar extérieur (j’ignore dans quelle situation se trouve le local de la discothèque proprement dite). Le cinéma où nous avons rendez-vous est devenu après quelques rénovations une sorte de centre culturel, qui abrite la bibliothèque et une salle de conférence (au moins c’est ce que j’ai pu y distinguer. Il y en a peut-être plus)

Je suis arrivé à La Bisbal, ce vingt quatre novembre vers sept heures. Tout d’abord parce que je ne voulais pas arriver en retard, ensuite parce que je souhaitais trouver un bonne place de parking dans un endroit au moins éclairé.
Je sais que je suis à l’avance, mais j’ai l’intention de faire quelques achats et d’aller boire un verre au Bisbal Park comme dans le vieux temps.

Je me promène au hasard presque craignant qu’on me reconnaisse et en même temps avec le souhait d’en reconnaître d’autres. Il est encore très tôt mais je distingue déjà des personnes devant le cinéma. Il n’est que huit heures. Ce n’est pas normal que des espagnols soient si à l’avance à un rendez-vous. Ils ont probablement confondu l’heure ou n’ont d’autre mieux à faire. Ou tout simplement ils veulent être les premiers afin d’avoir une position dominante lors des rencontres avec les arrivants.

Comme prévu, je vais au Bisbal Park. Je prends un coca light. Je ne tiens pas à boire trop d’alcool. Je veux profiter au maximum de la soirée.

Je suis envahi de pensées multiples. Tout d’abord je me demande qui sera là. Serons nous nombreux ? Reverrai-je mes compagnons de cinquième et sixième ?

L’heure approche. Je vide mon verre et je me décide à affronter les autres. Je n’ai pas de complexe majeur quant à mon physique mais il faut dire que par rapport à mon départ ou au souvenir que la plupart ont de moi, j’ai pris trente kilos de plus. L'expérience de quelques rencontres m'a prouvé que tout le monde se souvient de moi quand j'avais vingt ans.

Je m’approche de l’entrée et du groupe sur le trottoir. Je constate que je ne suis pas le seul à avoir pris du poids, ce qui me rassure. Je reconnais déjà deux ou trois. Ils parlent avec entrain. Ils rigolent, l’ambiance est agréable. Pour casser la glace, je me plante devant un des compagnons du lycée, Josep Bassa, avec qui, de plus, nous avons partagé des matchs de foot lorsque j’étais défenseur et lui gardien de but. Il a eu un moment d’hésitation mais en quelques secondes il m’a reconnu et s’est exclamé : Hostia ! Rubio ! On s’est donné l’accolade.
J’ai salué Marina et puis deux ou trois autres du lycée : Jordina, Margarita (qui j’ai reconnu mais dont je ne me souvenais plus le nom). Un peu plus tard Rosa Pons et Rosa Maria Solés dont le nom ne me revenait plus. Je suis heureux. Que de souvenirs affluent en trombe dans mon cerveau : les cours de sardanes, les excursions, les matchs de foot, la vie, …

J’ai été assez passif jusqu’à présent. Je décide de m’activer. Cela devient un jeu de déstabiliser, pour rire, l’autre. Ainsi je me plante devant Lluis Fabrellas et je lui dis qui il est, car cela fait un moment qu’il est dans le parages mais qu’il ne m’a pas reconnu. Lorsque je lui décline mon identité un pan d’histoire tombe à ses pieds. Nous avions partagé aussi le lycée et les couleurs de son équipe de foot. Tous les deux nous étions des défenseurs.
Les conversations tournent sur qui connaît qui. On essaie de deviner qui est qui.

Il paraît qu’on a parlé assez bien de moi, surtout à cause de mon déplacement depuis l’étranger. Faut dire aussi, qu’à l’époque j’étais assez populaire surtout à cause de mon côté artistique. Beaucoup me disent se rappeler encore de mon nom de scène : « Rio-Tony ».

Tomas Pons m’a reconnu tout de suite et notre euphorie s’est emporté. J’attaque alors Lluis Valls aussi du lycée.
Il y a par contre d’autres dont il est impossible de se rappeler. Nous devons décliner notre identité. Pour Duran, je me rappelais de son nom mais plus moyen de revenir sur son prénom Jaume.
Pour tant je m’étais fait une liste, et j’avais déjà réfléchi aux noms et prénoms. Je reconnais un tas de têtes mais plus moyen de faire revenir leur nom.

La difficulté est proportionnelle aux fréquentations d’antan. Car si nous étions tous du même village et environs nous sortions en groupes différents.

Peu à peu tout le monde est arrivé ou au moins une grande partie. Il parait que nous sommes cent dix à avoir répondu présent.

Nous entrons dans la enceinte du cinéma et suivons les instructions pour nous placer dans le sièges pour la photo de groupe.

A la sortie, nous sommes accueillis par une salve de pétarades et un concert de percussions. Un groupe de tambours nous précède jusqu’à l’endroit où nous devons prendre le bus qui nous conduira au restaurant. Sous les arcades centenaires, monument emblématique de mon village nous faisons une halte pour écouter deux ou trois pièces percussives aux tambours et pétards. Les décibels montent la glace est cassée.
Deux bus nous attendent. Nous nous répartissons au gré du hasard. Il est difficile de décider de se mettre avec ceux-ci ou ceux-là tellement les groupes sont instables. Tout le monde veut parler avec tout le monde.

La soirée est prévue à Llofriu à « La Sala Gran » un restaurant habitué à des événements de cette envergure. A l’arrivée nous pénétrons dans la partie qui nous est réservée et qui consiste en deux grandes salles ; l’une aménagée en piste de danse avec quelques sièges à l’entour et un bar ainsi que la table de mixage du disc jockey ; l’autre comporte une douzaine de tables rondes pour dix personnes. Les places ne sont pas prédestinées. Quelque par ce serait plus facile, de l’autre côté comment savoir avec qui aurions nous préféré nous asseoir. De toutes manières cela n’a pas grande importance, l’ambiance est à la fête et si nous devons nous asseoir avec des personnes que nous connaissons moins c’est une bonne occasion pour mieux les connaître.

L’apéritif nous attend. Il fait chaud, je vais déposer ma veste à l’une des tables. Comme je le disais avant, sans savoir qui sera à la table. Ce sera une surprise.
La musique de fond commence à donner l’ambiance années 70. Un verre à la main nous discutons, débout, en changeant de groupes. Tout est rires, exclamations, découvertes, souvenirs, … Je suis content d’être venu. Grand nombre saluent mon exploit, mon déplacement de « si loin ». Je tempère les exagérations car finalement mille trois cents kilomètres ce n’est pas la fin du monde. Cela aurait été plus exceptionnel si j’arrivais de la Finlande. Néanmoins, je constate que pour la plupart de mes
Compagnons aller plus loin que Barcelone (100 Km) c’est encore une expédition.
D’autre part ils sont contents que je me sois déplacé.

Pendant le drink, j’ai parle avec un groupe de femmes dont je ne connaissais qu’une : Tere Torres, elle, par contre avait du mal a me reconnaître. Je suis sûr que son mari, Bernardo, avec qui j’ai joué au foot, le lui rappellera. Il y a d’autres qui connaissent ou ont eu plus de contact avec mes sœurs et me connaissent pour cela. Quoique ma carte de visite qui ouvre la mémoire c’est la guitare.
La difficulté à me situer est due aussi à ce que je faisais partie de plusieurs groups pas toujours propres au village. J’étais déjà international avant la lettre. Ainsi pour les sardanes je me retrouvais avec des jeunes de Cruïlles, pour les excursions avec des jeunes de Palafrugell, pour le foot avec ceux de La Bisbal, etc. Puis j’avais travaillé longtemps à la discothèque d’où que je connaissais beaucoup de monde.

A table je me retrouve avec deux anciens compagnons de primaire et un du lycée. Les autres je les connais de vue sans les avoir fréquenté directement.
Sur la table, devant chaque place il y a un journal à tirage unique et spécial pour l’occasion : « El 1957 » avec des articles concernant des sujets de 1957 et une liste avec tous les personnes contactées. A côté du journal il y a un CD reprenant quelques morceaux de l’époque à l’avant du CD un fiat six cents avec comme plaque minéralogique « GI-1957 », à l’arrière un autre fiat six cents avec la plaque « GI-2007 ». Néanmoins ce qui m’a le plus touché c’est l’image imprimée sur le CD proprement dit. Une image des sous verres utilisés dans les discothèques avec les logos du Long John et de Ca'n Met. Le must étant que l’image reprend aussi quelques feuilles automnales de châtaigner pour imager le pas inexorable du temps.
Très réussi.

Aussi, un exemplaire de la photo prise tout à l’heure nous a été distribuée accompagnée d’un « bon pour une consommation » au bar de la discothèque comme dans les bon vieux temps.

Le repas est très correct eu égard au nombre de convives. Une entrée poisson avec une sorte de pâté de légumes, un consistant viande accompagné de légumes. Le tout accompagné de vin blanc et de vin rouge.

Dès le dessert, le café et le pousse café la sono de la disco s’est fait plus appelante.
Les organisateurs n’ont pas lésiné sur les détails. Ils ont même déniché le disk jokey de l’époque qui s’est amené avec les 33 tours de notre jeunesse. Chapeau.

La soirée bat son plein, presque tout le monde danse. L’ambiance est bon enfant. Même ceux qui à l’époque ne se fréquentaient pas nécessairement se retrouvent aujourd’hui dans la même nef du temps. Moi, qui d’habitude je ne suis pas trop chaud pour danser le disco je n’ai pas pu empêcher mes jambes de réagir à leur mémoire musicale. J’ai aussi dansé.
Lors de la première période de « slow », je n’ai pas dansé, il y a comme un frein, je ne veux pas choisir et faire des préférences. Par contre lors de la deuxième je n’ai pas eu à choisir. Je me suis fait appeler à l’ordre par une des amies de primaire, Pilar Cruz, à qui je n’ai pas pu dire non. D’autant plus que le morceau c’était un des plus beaux : « El gato que está triste y azul » chantée par Roberto Carlos.

La soirée s’est terminée vers quatre heures du matin. Les bus sont venus nous reprendre et nous reconduire à La Bisbal.
Nous nous sommes quittés avec la ferme intention de ne pas attendre trente cinq ans pour nous revoir.
Comme j’allais sur Girona, j’ai raccompagne deux des filles qui habitent dans les environs.

Je suis rentré, chez ma sœur, où je loge pour cette escapade, vers cinq heures et demie avec le cœur débordant de bonheur.

Voici le lien pour quelques photos et videos.

Saturday, 10 November 2007

Birthday : 50 yold

Today I am 50 years old.
Is it a different day in my life ? I do not think so. I am approaching the end, yes, but aren’t we approaching every day the end ? I am not feeling older, I am just less young. Like it is usually said : we are not anymore twenty years old.

Already more than twenty-seven years living in Belgium. Compared to the twenty-two lived in Spain it could be said that I am more Belgian than Spaniard. Nevertheless, the roots are powerful. When I am asked about my country I directly think, without any kind of doubt : Spain.

In the other hand, I am really not a classical Spaniard ambassador. I am not spreading the pros and certainly not the contras. I have the feeling that I love Spain in a privately way. I keep it in my heart. I like the smells, the light, the sounds, the sky, …. I am sure this has a connexion with my childhood.
Unfortunately landscape has changed very much and the remembering I have from some places does not correspond anymore to the view I receive today. Live is changing.

When I left Spain, I left in a certain way my family, my friends, but especially my youth, more or less light-hearted.
In Belgium I founded a family, my family. I have a spouse and two children whom I love on top of everything.

....
















Aujourd’hui j’ai 50 ans.
Est-ce un jour différent dans ma vie ? Je ne le pense pas. J’approche la fin, oui, mais n’approchons-nous pas la fin tous les jours ? Je ne me sens pas plus vieux, je suis simplement moins jeune. Comme on dit d’habitude : nous n’avons plus vingt ans.

Cela fait déjà vingt-sept ans que j’habite en Belgique. Comparé aux vingt-deux ans vécus en Espagne on pourrait dire que je suis plus belge qu’espagnol. Néanmoins, les racines sont puissantes. Quand il m’est demandé de parler de mon pays, je pense directement, sans l’ombre d’un doute, à l’Espagne.

De l’autre côté, je ne suis pas un ambassadeur classique de l’Espagne. Je ne fais pas de louanges pour et certainement pas contre. J’ai l’impression que j’aime l’Espagne d’une manière privée. Je l’ai dans mon cœur. J’aime les odeurs, la lumière, les sons, le ciel, …. Je suis certain que tout cela a une connexion avec mon enfance.

Malheureusement le paysage a beaucoup change et les souvenirs que j’ai de certains lieux ne correspondent plus à la vue d’aujourd’hui. La vie change.

Quand j’ai quitté l’Espagne, j’ai quitté en quelque sorte ma famille, mes amis, mais surtout ma jeunesse, plus ou moins insouciante.
En Belgique j’ai fondé une famille, ma famille. J’ai une épouse et deux enfants que j’aime par-dessus tout.

Tuesday, 2 October 2007

English or French ?

The end of the year is not so far yet. Hardly two months and a half of hard work (because of the end of the year) and then the winter holidays.
Looking back to all what I have posted I realise that there is not so much English in it. I am sorry, I wish I could be as fluent in English than I am in French.
At least the English readers can have a small consolation by discovering that there is almost nothing in Spanish.

I started, in February, a memories blogs serial, but since then I haven’t had time enough to develop and continue. I try to keep up to date the artistic side even if for the time being I am only up-to-date with the paintings part. By the way, I have added a blog containing some examples of my daughter drawings.

By the end of this month we are going to spend a week at the Belgian coast : La Panne / De Panne just next the French border.

It is a kind of tradition to spend a week there for the First of November. We rent the same apartment for years.

Our children are in holidays and we invite one or two schoolmates of both of them so we make a bigger family. At the same time friends come to pay a visit to us. We make big walks along the coast and sometimes in the dunes, a bit inside (I cannot call them hiking) jus big walk between ten and fifteen kilometres. We hire bikes and ride on the surroundings.
Children, even if they are not anymore so childish, they still like digging big holes on the beach. They can stay hours outside in the fresh air.

My wife and I love going for a walk in the morning, when the other are still sleeping. We walk just where the waves die. On the way back we pass through the bakers and bring fresh bread an croissants for the breakfast.

We read a lot. I take the time too to put in order my directories and files in my personal disks : archive, delete, reorder, etc. Prepare, offline, some draft articles or blogs in order to publish them when I am back.

I also try to find inspiration to make some watercolours.

This time I intend revise too my notes about English and if I find time enough my Finnish notes too, as we are going to Finland on holidays in August 2008.

Monday, 17 September 2007

Back from Bayern

Je suis désolé, mais je suis à nouveau de retour. Cette fois-ci c’était notre escapade randonnée annuelle à Spitzingsee.

Je ne dirai pas grand-chose ici car tout ou presque a été dit dans le blog correspondant : Hiking in Bavaria

A présent nous reprenons petit à petit notre train-train quotidien : le bureau, les cours, les lectures, etc.

Note prochain salut n’est programmé que vers la fin du mois d’octobre lorsque nous partirons en famille à La Panne (Côte Belge) pour notre séjour annuel de la Tout Saint.

Monday, 27 August 2007

Back from Northern Ireland

I realise that I am quite often back from somewhere.

It is like a meal. First find ingredients (what to take with), then prepare and cook (what to visit, timetables, …), serve it (spend or take the journey) and digest it (what I call : back from …)

I think each part has its interesting sides.

What to take with
I start making a list sometimes months before the departure.
First of all I make a table a kind of calendar to have a global view of every day. This view will serve to decide the amount of clothes to take, when the places have to be visited, where we expect to sleep if itinerant, and the main or foreseeable events.

For the stuff to take with I use a Palm application (HandyShopper) that I have adapted the normal way for my own use.
Each item is linked to different categories of classification : by type (kind of item), by usage (related to), by owner (who uses it), by location (where is it), by trip (when to use it)

Type : Appliances, Accessories, Equipment, Leisure, Clothes, etc.
Usage : Computer, Car, Home, Communication, Music, Hiking, etc.
Owner : My children, My wife, Myself, Someone else.
Location : Rucksack, Suitcase, Bag, Pharmacy box, car, etc.
Trip : Summer holiday, Winter holiday, Week-end, Short hike, Long hike, Cycling tour, etc.

So when I prepare the list, by selecting the different categories I get only the items related to and then I can find and select them easily. By the way most Items have two locations, the usual one and the one when travelling.

Example : My hard hiking boots. They won’t appear neither if I chose a cycling tour or a few hours hike. They will appear if I choose a long hike.
They belong to Equipment, Hiking, Myself, Rucksack, Long hike.

The swimsuit won’t appear in winter holiday. If I know I will need it I can select it manually.

When I take the laptop with me I ask to be shown everything related to computers and then I can pick up the items I need.

What to visit
When preparing, I like to gather information from several sources not only tourist ones but also historical.

I use different guidebooks and each one has its own approach. Not to make them a special publicity but I mainly use : Guide Bleu, Lonely Planet, Guide du Routard, Guide Vert Michelin, pocket Berlitz and then I collect information from the Internet.
Concerning maps I use the Michelin ones when possible.
For hiking of course the 1/25000 when available.

I check the opening hours and days. I categorize following my interest and also depending on the possibility to go again to the place. If I know I can go again in the future I don’t charge too much the agenda.

During the journey
I try to stitch as close as possible to what has been foreseen. If needed some plans can be altered.

I take as many pictures as I can. When possible I use a tripod, and I try to use the flash only when it is absolutely necessary.

I write down, in a draft notebook, the main facts, situations and thoughts of the moment. They will guide me later to write de diary. It is important to write down directly the name of the places, otherwise you can spend a lot of time trying to finding them in a map later.
I try to know always where I am, related to the country, to the place of stay, etc.
If camping I draw (sketch) sometimes the way the tents are placed, the fire camp, related to the landscape; that helps to remember day by day.

After the journey (back from …)
I write as soon as I can the diary. Make a backup of the pictures and select them by deleting the similar views, the bad or irrelevant ones, etc. I do not usually correct them with a computer software. What was done, was done.

From the huge amount of pictures, I make a selection that represents more or less 20%.
This selection is what I publish in a site giving the access to everyone who is interested in watching/seeing them. I send then the link to my friends.

I try to update my blog and share my experience with everyone.

I think I am going, since now, to make a kind of video montage with a sub-selection of the pictures selection in order to be stored in a CD and be shown in a standard DVD reader. So people who don’t have access to The Internet can watch some of the main facts of the journey.
At the same time that can be a nice moment to spend with friends, have some refreshing drinks and appetizers.

By the way for those who could be interested in the real Back from Northern Ireland click on it.